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United dead artists – Stéphane Blanquet

UNITED DEAD ARTISTS
400 dessins à vif // 69 artistes internationaux

Très actif dans le milieu du graphzine et de l’auto-édition depuis le début des 90’s, Stéphane Blanquet a toujours souhaité en marge de sa propre production, faire découvrir au plus grand nombre les artistes dont il admire profondément le travail. En 2007 il ressuscite United Dead Artists, la maison d’édition fondée quelques années auparavant avec la dessinatrice Olive et Omer Pesquer – amateur éclairé de curiosités visuelles – pour entreprendre une toute nouvelle aventure éditoriale.

Le muscle carabine, revue de 40 pages au format évoquant la mythique collection 30 x 40 de Futuropolis est ainsi publiée, sous une couverture du grand Charles Burns. L’absence de texte, un sommaire discrètement inséré et une remarquable qualité d’impression offrent un rapport direct aux images envoyées par le gratin du dessin international. Rapidement épuisé, malgré un réseau de diffusion volontairement restreint, ce coup d’essai pose alors les jalons d’un catalogue qui compte à ce jour plus de quarante titres, alternant monographies ( Roland Topor, Chris Hipkiss, Gary Panter, Daisuke Ichiba, Tom de Pékin, Aurélie William Levaux … ) et ouvrages collectifs, dont la fameuse Tranchée racine. Un hallucinant journal au format tabloîd ( 66 x 47,5 cm), réunissant à chaque parution un cinquantaine d’auteurs confirmés ou émergents pour la modique somme de 3 euros !

Prolongement de ce tentaculaire projet, l’exposition United Dead Artists propose à travers un accrochage foisonnant, riche de plus de 400 œuvres, un véritable tour d’horizon de l’undergraphisme mondial. Au-delà des thématiques communes et parfois déstabilisantes pour un public non averti – la chair et le corps sont omniprésents, généralement en mauvaise posture – la cohérence des choix de Blanquet force le respect. Rendant hommage à des figures tutélaires telles que Bruno Richard ou Loulou Picasso – tous deux en activité depuis près de 35 ans – cet ensemble inédit défriche, interpelle et fait la part belle à de jeunes artistes français qui participent pour certains à leur première exposition d’envergure. Les dessinateurs japonais et américains sont également à l’honneur avec le surréalisme minimaliste de Yoshikazu Ebisu, les opulentes dominatrices de Namio Harakuwa et quelques personnalités essentielles de la scène US telles que Mike Diana, Jad Fair, Jonathon Rosen, David Sandlin ou Johnny Ryan. Du côté des européens, signalons notamment la participation du berlinois Reinhard Scheibner, de l’artiste polonaise Aleksandra Waliszewska – deux monographies leur sont d’ailleurs consacrées à cette occasion – et du trop rare collectif suisse Elvis Studio.

Maître d’œuvre de l’exposition avec Arts Factory, Blanquet présente pour sa part plusieurs séries de dessins et peintures récentes, ainsi qu’une installation en volume, spécialement conçue pour cet événement. Fidèle à son stakhanovisme légendaire, il fait également chauffer les rotatives avec la parution de quatre nouveaux numéros de la Tranchée racine, un par semaine et autant de collectors en puissance !

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