King Gong .. annonce

PPT & Tiger Gong PRÉSENTENT

KINK GONG

REMIX SERIES
CAMBODIA – CHINA – LAOS – VIETNAM – XINJIANG
5 CdS DE KINK GONG (ALIAS LAURENT JEANNEAU)

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Stembogen_16–20
prodUCTION : PPT & Tiger Gong
SORTIE CONFIDENTIELLE : FÉVRIER 2012 / LARGE DISTRIBUTION : AVRIL 2012
5 CDS / POchetteS DIGIFILE / durée : +/- 60 mn CHACUN
Réf. : ppt-stem-16 > PPT-stem-20
version “box” (fourreau carton brun) : RÉF. : PPT-STEM-21
DISTRIBUTION : METAMKINE

PRÉSENTATION

KINK GONG REMIX SERIES

CAMBODIA – CHINA – LAOS – VIETNAM – XINJIANG REMIX /

Depuis la fin des années 90, Laurent Jeanneau enregistre les musiques de minorités ethniques principalement d’Asie du Sud-Est, pour beaucoup menacées.
Son catalogue comprend plus de 100 enregistrements à ce jour.
Outre cette activité d’insatiable collecteur de musiques méconnues, jamais ou peu diffusées, il produit une série de remixes combinant ces enregistrements musicaux, field recordings, archives et traitements électroniques.

Stembogen (PPT), avec le concours précieux de Tiger Gong, édite 5 pièces (CDs), dans des «digifiles» couleur, comprenant visuels, repères géographiques, précisions des ethnies et des instruments enregistrés. L’ensemble est également disponible dans une version «box» (fourreau en carton brun rigide).

Ces «soundscapes» transmettent la vision poétique et musicale d’un auteur qui réagit avec sa sensibilité et sa pratique à l’émotion que lui procure ces expériences et rencontres musicales, et plus globalement l’atmosphère de ces contrées parfois très reculées ; un dialogue occident-orient, mais à l’encontre des métissages modélisés propres à la globalisation, et cette fois-ci au service de ces musiques et cultures non dominantes…
Cette édition pourra être appréhendée aussi, pour une oreille occidentale profane, comme une «introduction» à ces musiques et cultures méconnues voire inconnues.

INFORMATIONS GÉNÉRALES

CONTEXTE, DÉMARCHE

ASIE DU SUD-EST, PARTICULARITÉS /
L’Asie du Sud-Est présente la particularité de compter une grande multiplicité de minorités ethniques aux cultures et traditions musicales singulières, préservées parfois par leur isolement mais également largement menacées. Des ethnies qui vont de plusieurs millions d’individus à quelques milliers.
On peut dégager les causes principales de l’existence (et du développement) de ses nombreux particularismes et de leur méconnaissance :
En Chine l’ethnie majoritaire (les Hans) a longtemps déconsidéré voire méprisé dans certains cas les diverses autres ethnies – qui représentent environ 120 millions d’habitants, soit l’équivalent de plusieurs nations européennes additionnées… –, et les opérations de recensement officielles pour identifier les différentes minorités se sont soldées par des classifications simplificatrices (voyant par exemple regroupées sous le même nom de Yi plusieurs ethnies n’ayant pas les mêmes langues, traditions et croyances). Ainsi sans avoir été reconnus, certains de ces groupes quand ils n’ont pas été (trop) contraints par le régime ont préservé leurs traditions à l’écart. D’autre part les régions montagneuses du Sud de la Chine, du Laos, du Cambodge et du Viêtnam ont été un refuge depuis des siècles pour des ethnies qui ont fui divers régimes autoritaires. Nombreux groupes y ont développé leurs propres cultures, parfois d’origines communes, parfois ayant abandonné des caractéristiques originelles, en intégrant d’autres au grès des contextes. Ainsi, l’identification n’est pas aisée ; quelques ethnologues, américains notamment, ont consacré des études importantes à ce sujet. Si certains groupes portent le même nom (Hmongs de Chine et du Viêtnam par exemple), les migrations ont pu engendrer des transformations sur leurs traditions et pratiques (langues, instruments…). Cependant que des ethnies aux noms différents peuvent être issues de la même ethnie, avec des langues et coutumes semblables ou proches.

LAURENT JEANNEAU – DÉMARCHE /
C’est donc à un véritable jeu de piste que se livre Laurent Jeanneau. Depuis la fin des années 90, d’abord par une étape en Tanzanie, puis se consacrant principalement à l’Asie du Sud-Est, il s’est donné comme objectif d’enregistrer ces musiques rares avant qu’elles ne disparaissent… Sans guère de soutien, ni confort il prend la route, vers des endroits parfois très reculés nécessitant de longues marches et des trajets aventureux, en quête de musiques jamais fixées sur bandes…
Laurent Jeanneau a un parcours d’autodidacte. Il a commencé par une pratique de la musique expérimentale et de DJ dans les années 90, puis s’est consacré exclusivement à ces enregistrements ethniques et à leur combinaison avec sa musique. Il vit en Chine (Dali, Yunnan), parle plusieurs langues dont le Chinois, collabore avec des musicologues et ethnologues, souvent rencontrés sur le terrain. Outre les questions évoquées plus haut et l’urgence dans laquelle il se trouve, ce jeu de piste se complexifie pour d’autres raisons (mais qui en font aussi la beauté) : s’engager dans une véritable expédition digne d’Apocalype Now – petite embarcation, jungle, sangsues et sueur comprises – n’est pas la garantie de retrouver intacte la culture de tel village isolé (voir l’anecdote reprise dans son interview, in revue Mondomix). D’autre part, la nature de ces musiques, souvent rituelles nécessite de développer des relations de confiance avec les habitants, une bonne connaissance de terrain pour être informé de telle cérémonie, dans tel village, etc.
Stimulé et guidé par ses lectures et quelques documents sonores rares, il persévère sur les traces de quelques trésors perdus ou ignorés. Parfois il arrive trop tard, parfois telle musique ou tel dialecte ne sont plus connus que par les plus de 60 ans. En Chine, la pop locale a produit un raz-de-marée qui compromet la préservation et la transmission de ces pratiques minoritaires.
Enfin citons aussi sa collaboration fort intéressante avec le joueur de pipa chinois Li Dai Guo.

Laurent Jeanneau a monté son propre label, complètement artisanal, Kink Gong Records, afin de diffuser ces musiques (et tenter de financer sa démarche). Le réalisateur David Harris (NZ) vient de finaliser un documentaire qui le suit dans ses périples (Small Path Music). Le label Sublime Frequencies (USA) a déjà sorti quatre compilations. Atavistic (USA) a lui publié un CD de remixes en 2009. Discrepant, jeune label londonien vient de sortir en version vinyle Xinjiang Remix.

Stembogen autant que possible soutient cette démarche unique depuis plusieurs années. Après avoir organisé une rencontre avec lui autour de son travail à Paris en juin 2011, nous avons enfin pu engager ce projet de publication depuis longtemps souhaité, aidé en cela par le label Tiger Gong.

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