Nicolas Bernier … écoute

Nicolas Bernier "USure.paysage" (Hrönir)

Nicolas Bernier est né en 1977 à Ottawa, Canada et réside désormais à Montréal. Nicolas Bernier n’est pas un inconnu. Nous le croisons régulièrement sur Cronica ("Strings.Lines") en début d’année, remixeur de Mokuhen pour Tsuku Boshi ou encore pour ce même label sur la compilation ESSMAA (fields recording enregistrés par Aymeric de Tapol à Tunis).

Une musique gorgée de références de musique concrète, de micro sons et de brèches sonores capturées dans les vents, d’infimes résonances qui nous viennent de la campagne ou des déferlantes noise de la mer.

La figure de la nature, vivante et sauvage. On la retrouve dans toutes les interstices, les fractures, les étincelles. A l’extérieur des remparts de la ville, dans la constellation du chien. Dans une nuit tendue de nuages noir, on est aspiré dans un tourbillon sonore d’images donnant le tournis, un méga voyage – grondements stellaires compris – qu’il vaut aborder allongé sur le sol. La tête enfouie dans les hautes herbes.

On y entre par une salve bruitiste. Plus tard, diffusée en boucle une mer agitée. On emportera en viatique les images d’un choeur d’église s’agrippant à la falaise avant de s’engager dans une forêt sombre et touffue.

Au lien quelles traces humaines. Des voix furtives, un feu d’artifice, des sonorités portuaires. Mais dans cet univers urbain, on imagine Nicolas diffusant les sonorités enregistrées durant la nuit, dans un haut-parleur confectionné en bois. Défendant avec passion la thèse d’une supériorité du monde qui nous entoure.

La musique

des complaintes de mouettes et des images oscillant à la lueur d’une bougie. Sans difficulté, nous plongeons dans cet univers méditatif où les drones et les nappes grésillantes tentent une correspondance avec des estampes en contre-plans dessinés par des projections d’archives en noir et blanc. Doux mélange de crépitements désordonnés et d’ondulations aquatiques, parfois traversé de crashs numériques, ce disque est une belle confrontation de styles et d’époques qui place notre canadien à la pointe de la modernité, qui rappelle à la fois Labradford et le duo Fripp & Eno, ou plus récemment Christian Fennesz renouant avec le touché soyeux de Ryuichi Sakamoto. Ce qui laisse présager de nouvelles et fructueuses compositions.

À propos de _

essmaa (@) orange (.) fr

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